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Communiqué n°2 (du 30 oct. 2002)

 

MADAGASCAR : ENCORE DES MERCENAIRES ?

(Paris, 30 octobre 2002)

Alors que Madagascar parcourt le chemin accidenté de la sortie de crise, avec de grandes difficultés de circulation financière et beaucoup de chausse-trapes politiques, une nouvelle nous parvient de sources sérieuses de la Grande Île et de la France (qui nous avaient avisés, entre autres, de l’expédition mercenaire avortée de juin) : par le biais d’un officier de la DGSE, Jean-François Lacombe, très actif sous Ratsiraka, et d’une agence de Tel Aviv proche du Mossad, un recrutement massif de mercenaires (186) serait en cours dans plusieurs pays. Dirigée contre le nouveau pouvoir malgache, l’opération aurait été décidée le 16 octobre lors d’une réunion à l’hôtel Royal Monceau.

L’information est reprise sur place par le quotidien Midi-Madagasikara (24/10/2002) et la télévision malgache. Ce n’est pas une preuve. Nous considérons cependant ne pas pouvoir omettre de mentionner cette éventualité, pour plusieurs raisons : Didier Ratsiraka ou ses proches n’ont pas renoncé à reconquérir le pouvoir. Didier Ratsiraka a emporté beaucoup d’argent et il est branché sur les réseaux les plus archaïques de la Françafrique, coutumiers de ce genre de manœuvres.

De plus, la victoire fragile du peuple malgache reste très dépendante de la personne de Marc Ravalomanana, tant que les institutions n’auront pas été confortées par le scrutin législatif anticipé du 15 décembre prochain. Le projet d’un assassinat du Président de la République est fomenté depuis plusieurs mois par les plus radicaux de ses ennemis.

Jean-François Lacombe semble avoir un accès quasi direct à l’Élysée : on pourrait lui demander de cesser de s’ingérer dans les affaires malgaches. Didier Ratsiraka est l’hôte de la France : on pourrait l’y rappeler à la décence. Et lui appliquer la ferme déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay à l’adresse du général centrafricain Bozizé : « Il est totalement inacceptable que le territoire national [français] soit utilisé par des ressortissants étrangers pour des déclarations ou des activités de nature à déstabiliser leur pays d’origine » (AFP, 29/10/2002).

Le Consortium de Solidarité avec Madagascar se doit d’être vigilant contre toute tentative de déstabilisation d’un pays dont le peuple a fait le choix de vivre libre et en paix.

Membres du CdSM : Cedetim, Cimade, Survie, Cri-RM, Orchidées, CCFD, BPEM, L’Appel, CSPMD (Comité de Soutien au Peuple Malgache en Danger), Collectif pour Madagascar à La Réunion, Solidarité Ile Rouge, Solidarité Laïque, Mireille Domenichini Andrianina, Didier Mauro, Bernard Monnot, Jean-Claude Rabeherifara, Randianina Ravoajanahary, Mamy Ratrimoarivony, Vincent Wable

Contact : Jean-Yves Barrère, Président du Consortium de Solidarité avec Madagascar, tel : 01 45 34 58 48 / e-mail : jy.barrere@free.fr

 
 

 
 

 
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