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Communiqué n°3 (du 26 nov. 2002)

 

MADAGASCAR : ÉLÉCTIONS LÉGISLATIVES DE DÉCEMBRE 2002

(Paris, 26 novembre 2002)

La situation politique à Madagascar s’est calmée avec la reconnaissance internationale de la victoire au Premier Tour de l’élection présidentielle du 16 décembre 2001, du Maire d’Antananarivo, Marc Ravalomanana, acquise définitivement au mois de juillet 2002, à l’exception notable de l’Union Africaine (UA), qui n’accepte pas une légitimation des résultats des urnes par la rue.

La Communauté internationale, UA comprise, a souhaité que des élections législatives viennent confirmer, sans attendre la fin de la législature (mai 2003), le bon fonctionnement des institutions démocratiques malgaches. La nouvelle équipe présidentielle et gouvernementale a alors décidé :
- de fixer au 15 décembre 2002 la date des prochaines élections législatives à Madagascar, et à cent soixante le nombre de députés dans la future Assemblée, soit dix de plus qu’actuellement,

- de faire voter un nouveau Code électoral par l’assemblée Nationale avant sa dissolution,

- d’organiser avant la fin novembre 2002, l’inscription de tous les électeurs sur de nouvelles listes électorales, dans tout le pays, et d’afficher des procédures transparentes et contradictoires pour cette opération,

- de nommer les Membres du Comité National pour les Élections (CNE) lequel a été doté de pouvoirs élargis pour exercer sa mission de contrôle de régularité des élections.

Cette même Communauté internationale semble se mobiliser pour soutenir ou participer à l’observation du scrutin législatif du 15 décembre 2002 :
- Ainsi, l’Union Européenne a décidé d’envoyer une Mission d’Observation Électorale de 70 à 75 personnes dont 14 sont déjà sur place depuis le 15 novembre.

- La Banque Mondiale et le FMI avaient annoncé dès la mi-octobre leur volonté de participer au financement de l’organisation de ces élections.

- La France, outre sa participation à travers l’UE, a souhaité contribuer à hauteur de cent mille Euros (fonds dont la gestion est confiée au PNUD d’Antananarivo) à l’ « organisation des élections législatives anticipées ». D’autres pays se sont engagés à soutenir financièrement l’organisation de ces élections qui se veulent transparentes et démocratiques : l’île Maurice à hauteur de cinquante mille US Dollars, la RFA à hauteur de cent mille Euros, le Japon à hauteur de 4 milliards de FMG, etc.

Ces élections sous haute surveillance internationale, ne doivent pas nous faire oublier que la société Civile malgache a, depuis longtemps forgé ses propres outils de « contrôle démocratique des élections », en particulier le CNOE ¬ Consortium National d’Observation des Élections ¬ qui a su s’imposer, depuis plus de dix ans, comme un défenseur vigilant de la citoyenneté, un propagandiste des droits de l’homme et du respect du suffrage universel. Il est capital pour l’avenir de la démocratie à Madagascar que de telles initiatives citoyennes puissent poursuivre leur mission dans la plus grande indépendance.

* * * Membres du CdSM : Cedetim (Centre d’études et d’initiatives pour la Solidarité Internationale), Cimade (Service cuménique de solidarité et d’entraide), Survie (Association de citoyens qui milite pour une rénovation du dispositif de coopération, un assainissement des relations franco-africaines et une opposition ferme à la banalisation des crimes de génocide et contre l’humanité), Cri-RM (Collectif pour la reconnaissance internationale et la Reconstruction de Madagascar), Orchidées (Groupe de Communications Internationales dont le but est de travailler à une meilleure compréhension des rapports Nord / Sud pour une meilleure solidarité), CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développemen), L’APPEL (Association qui intervient dans les secteurs de la Santé des enfants, l’éducation, le développement et l’eau), CSPMD (Comité de Soutien au Peuple Malgache en Danger), Collectif pour Madagascar à La Réunion (Collectif créé pour soutenir la lutte courageuse du peuple malgache), Solidarité Ile Rouge (Association humanitaire opérant principalement dans le domaine de la santé), Solidarité Laïque (Collectif dont les programmes permettent de soutenir l’action contre les inégalités et l’exclusion en France et sur tous les continents), Représentation de DRV en Europe (Dinika sy Rindra ho an’ny Vehivavy, Comité de Concertation et de Coordination des Associations et ONG-Femmes de Madagascar, est un réseau de la Société civile malgache regroupant plus de 500 organisations), Mireille Domenichini Andrianina, Didier Mauro, Jean-Claude Rabeherifara, Bernard Monnot, Randianina Ravoajanahary, Vincent Wable. Contacts : Jean-Yves Barrère, Président du Consortium de Solidarité avec Madagascar, jy.barrere@free.fr Mireille Domenichini Andrianina, Cellule communication

 
 

 
 

 
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